Comment consommer des probiotiques naturels ?

On ne s’en rend même pas compte dans la vie de tous les jours mais nous consommons des probiotiques, naturellement présents dans notre alimentation. Nous allons les identifier ensemble dans cet article.

Les légumes lacto-fermentés

Savez-vous ce qu’est la lacto-fermentation ? Vous avez peut-être déjà entendu ce terme quelque part? Voyons ça de plus prés.

Tijana drndarski

C’est tout simplement un mode de fermentation qui est effectué par des bactéries lactiques qui se nourrissent des sucres des matières premières.

Cela forme donc l’acide lactique. Autrement dit, c’est ce qui donne ce bon goût acidulé aux légumes, comme au yaourt ou au fromages.

Par conséquent, il y a une acidification des aliments qui permet l’élimination de bactéries pathogènes. La lacto-fermentation est donc un mode de conservation des aliments utilisé depuis toujours par nos ancêtres.

Où en trouver ?

Il est possible d’acheter des bocaux de légumes lacto-fermentés en magasin bio mais je vous recommande de les faire vous-même !

De un, ça sera meilleur au goût et de deux, la fermentation est de « meilleure qualité ».

Le processus de fermentation est forcément limitée dans les bocaux de supermarché afin qu’ils soient présentables à la vente. Sinon on retrouverait des pots explosés au niveau du couvercle !

Comment les faire soi-même ?
Alison Mcphee

Faire ses propres conserves est aussi un acte gratifiant. En effet cela peut prendre du temps, chose que l’on peut aménager!

Vous aurez besoin de bocaux en verres avec le joint en caoutchouc (type Le Parfait), de légumes frais (bio c’est mieux), de l’eau (filtrée si possible) et du sel marin (sans additif, non iodé, ni fluoré et surtout pas de E536 Ferrocyanure de potassium).

La recette de base est simple et vous pourrez l’adapter par la suite avec du petit lait ou du kéfir selon vos préférences

  • Stérilisation des bocaux : il y a deux écoles. Certain(e)s recommandent de le faire et d’autres pas. Pour ma part, je suis partisane d’utiliser des bocaux propres bien entendu mais sans pour autant les stériliser. Vos bocaux ont eux aussi de bonnes bactéries.
  • Nettoyage des légumes : Si vous légumes sont bio, brossez-les uniquement. Pas besoin de les nettoyer. Laissez la peau à l’exception de la betterave qui a un goût terreux donc moins appréciable. Les légumes ont eu aussi leur propres microbiote qui vont nous intéresser pour la fermentation.
  • Découpez ou râpez vos légumes selon la texture et la taille souhaitée.
  • Le salage: Là aussi il y a 2 écoles. Certain(e)s vont mettre les légumes découpées dans un saladier et les saler. C’est alors le jus des légumes que le sel fait dégorger qui servira de liquide de conservation. Le dosage dans ce cas est de 10 grammes de sel pour 1 kilo de légumes préparées. Légumes et sel sont malaxés avant de tasser le mélange dans le bocal. Et la seconde méthode consiste à couvrir les légumes tassés dans le bocal avec de la saumure. Pour cela, dissoudre dans une bouteille en verre 30 grammes de sel naturel (environ trois cuillères à soupe rases) dans 1 litre d’eau.
  • Placez les légumes dans vos bocaux. Alternez les couches de légumes si vous en avez plusieurs ou mélangez les tous ensembles. Bien les tasser avec le point de votre main afin de chasser l’air au maximum. La saumure ou le jus doit recouvrir l’ensemble des légumes et il est très important de laisser 2 cm environ entre la surface de la préparation et le haut du bocal car la fermentation peut la faire gonfler.
  • Les bocaux avec caoutchouc peuvent être fermés et stockés immédiatement une fois la préparation terminée. Si vous avez des bocaux avec couvercle à vis, laissez-les légèrement dévissés une semaine environ pour éviter tout risque d’éclatement. Mettez une petite assiette en-dessous au cas où.
  • Le stockage: Lorsque les bocaux sont fermés, ils peuvent être stockés à température ambiante. Ils se conservent au moins un an et jusqu’à plusieurs années. Vous n’avez pas besoin de les cacher de la lumière. Vous pouvez les ranger sur vos étagères, une fois le processus de fermentation terminée.

La fermentation s’accomplit en huit à quinze jours : on attend donc au moins deux semaines avant de consommer sa préparation qui peut se conserver plusieurs années.

Je partage une petite astuce très pratique avec vous : mettez des étiquettes avec date sur vos bocaux ! Vous vous y retrouverez mieux 😉

Optionnel : Pour assaisonner vos bocaux, vous pouvez ajouter
Louis Hansel
  • Des graines de moutarde
  • Des petits piments séchés
  • Des grains de poivre
  • Du gingembre
  • De l’ail, de l’échalote, de l’oignon
  • Des herbes : persil, coriandre…

D’autres sources lacto-fermentés

Jonathan pielmayer

Il existe aussi des légumes fermentées naturellement. Notamment les cornichons, les câpres, les olives…

Les industries agro-alimentaires utilisent la fermentation pour le goût et la conservation des produits.

Il y a par exemple la viande salée au saumure (jambon, lard…), les sauces de poisson (anchois au sel, harengs, saumon fumé…), les bières non pasteurisées, la choucroute crue fermentée.

Il y a même des boissons telles que le Kombucha ou encore Kéfir de fruits vendues dans le commerce. Ce sont des boissons gazeuses acidulées obtenues à partir de la fermentation de petit lait avec une levure dite « graine de képhir ».

Vous trouverez dans les produits laitiers des yaourts et des fromages riches en ferments lactiques. Et lorsque vous mangez asiatique, vous consommez des dérivés de soja fermenté ; de type tamari, miso, tempeh, shoyu..

Tous les légumes peuvent être lacto-fermentés à l’exception de la pomme de terre qui devient gluante. Les légumes racines sont les mieux adaptés à ce mode de conservation (carottes, radis…).

Comment savoir si vous avez besoin de faire une cure de probiotiques ?

Lorsque vous sentez un déséquilibre ou des infections qui se répètent, les probiotiques peuvent être un grand atout. Attention, cela ne veut pas dire qu’ils doivent devenir automatiques comme les antibiotiques.

Les signes à prendre en considération vont dépendre s’il y a eu une prise d’antibiotiques récente, une gastro-entérite, des diarrhées répétitives ou encore la présence de gaz intestinaux ou de ballonnements etc… Ne pas prendre à la légère la prise de probiotiques car cela pourrait pour certain(e)s « nourrir » davantage votre inflammation. Et si vous n’êtes pas régulier dans la prise, cela ne marchera pas.

Avant d’éteindre le symptôme qui vous gêne, réfléchissez à la cause qui vous a amenez à ce déséquilibre aujourd’hui. Si vous avez besoin d’’aide, je vous recommande l’avis d’un professionnel tel qu’un naturopathe.

Vous pouvez donc commencer par augmenter doucement votre consommation de probiotiques naturels et observez ce qu’il se passe en vous. Je vous rassure, vous verrez vite le résultat. Soit vous vous sentirez mieux soit ça sera pareil voire pire.

Pour conclure…

Si vous souhaitez maintenir un équilibre harmonieux dans votre corps, ajoutez des probiotiques naturels dans votre alimentation. Pas besoin d’en consommer une grande quantité. Ecoutez-vous et le dosage se fera instinctivement. Les probiotiques sont un réel soutient du système digestif mais rappelez-vous ils ne sont pas la réponse à tous nos déséquilibres intestinaux !

Si cet article vous a plu et que vous souhaitez connaitre des recettes, faites-le moi savoir ci-dessous 😉 !

Sources

  • www.nicrunicuit.com
  • https.lejournalminimal.fr
  • Wikipédia

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