Covid-19 : Une bactérie intestinale coupable ?

Beaucoup d’encre a coulé sur la découverte d’une bactérie qui serait responsable d’activer le virus. Il y a beaucoup d’informations et parfois des termes techniques. Pas facile de s’y retrouver et de comprendre tout ça. J’ai cherché à démêler ce sac de nœuds et je vous explique ici par étape de compréhension.

Qu’est-ce qu’un virus ?

Virus
Fusion médicale animation

Un virus est une particule infectieuse microscopique constituée de matériel génétique (ADN ou ARN), entourée d’une enveloppe protectrice.

Ne possédant aucun système d’énergie, le virus se reproduit à l’intérieur de nos cellules, utilisant leur métabolisme pour se répliquer. Autrement dit, le virus a besoin de cellules vivantes, avec un système d’énergie pour fonctionner.

Le virus peut devenir très agressif en commençant par détruire les cellules humaines, puis par altérer les tissus et enfin par induire des messages complexes pour le système immunitaire allant jusqu’à le faire disjoncter littéralement.

Le but du virus est d’assurer sa survie et sa pérennité en se propageant le plus possible par la contamination.

La majorité des maladies virales sont bénignes, par exemple la rhinite. D’autres sont bien plus graves comme par exemple le SIDA, les hépatites. Enfin, d’autres virus ont un rôle majeur dans le développement de cancers, de tumeurs.

Qu’est-ce qu’une bactérie ?

Cdc

La bactérie est un micro-organisme vivant, unicellulaire et sans noyau dont le génome est constitué d’ADN. Les bactéries ont colonisé tous les milieux sur terre. Certaines peuvent même survivre dans des milieux extrêmes.

UNICELLULAIRE : Une bactérie est composée d’une seule cellule dans laquelle tout est regroupé pour lui permettre de vivre et se reproduire.

DES CELLULES ASEXUÉS : Pour se reproduire, la bactérie se divise en 2 bactéries identiques. Certaines bactéries se reproduisent toutes les 20 minutes !

Certaines bactéries peuvent être pathogènes.

Chez l’Homme, les symptômes d’une infection bactérienne sont similaires à ceux observés lors d’une infection virale (éruption cutanée, toux, écoulement nasal, larmoiement, fatigue, nausées, fièvre et douleurs musculaires). Parfois, elles sont mortelles.

Quelques exemples de bactéries très virulentes :

  • ·  Yersinia pestis, responsable de la peste
  • ·  Staphylococcus aureus, le staphylocoque doré, à l’origine de nombreuses intoxications alimentaires
  • ·  Vibrio cholerae, qui induit le choléra
  • ·  Neisseria meningitidis, principale cause de méningite bactérienne.

La différence entre un virus et une bactérie ?

Virus et bactéries peuvent tous les 2 entrainer des maladies mais elles sont malgré tout différentes et surtout elles ne se soignent pas de la même façon ! Les bactéries et les virus sont tous 2 des organismes microscopiques.

Le virus est plus petit que la bactérie et il ne peut pas se reproduire seul. En effet, il doit être « hébergé » dans un autre organisme, par exemple une cellule humaine. Les virus vont provoquer des maladies comme la grippe, l’angine virale, la rougeole, la varicelle, la poliomyélite, le chikungunya, le sida etc…

Les bactéries, elles, sont des organismes indépendants, qui peuvent se reproduire seuls. Elles ne sont pas toutes nocives et dangereuses pour l’homme. Certaines sont même essentielles à l’équilibre de nos différentes flores : vaginale, intestinale, buccale, cutanée. Cependant elles peuvent être à l’origine de pathologies comme la listériose, la salmonellose, la tuberculose, la cystite, l’otite…

Comment traiter l’infection ?

Le COVID-19 est un virus qui atteint le système digestif. Il y a une réaction inflammatoire.

La médecine allopathique recommande de prendre des antiviraux pour les virus et des antibiotiques pour les pathologies bactériennes. Généralement, la médecine traditionnelle conseille de se faire vacciner en prévention afin d’éviter la prolifération de maladies virales.

Concernant le Covid-19 et la Prevotella, s’il devait y avoir un traitement ce serait des antibiotiques.

La thèse sur la Prevotella

Michael Longmire

On y vient enfin ! Cette théorie aurait été formulée par un professeur de SVT français sous le pseudonyme de « Bio moon » et un chercheur indien « Chakraborty », spécialiste de la biologie numérique.

Selon eux, le Covid 19 serait un virus bactériophage autrement dit qui se servirait d’une bactérie pour attaquer l’organisme.

Cette bactérie, naturellement présente dans notre flore intestinale, s’appelle la Prevotella. Lorsque les bactéries Prevotella sont infectées par le virus, elles deviendraient virulentes et propageraient l’inflammation dans l’organisme.

Ce phénomène hyper-inflammatoire est « un orage cytokinique »  qui explique une dégradation brutale de la santé de certains patients. En d’autres termes, le système immunitaire s’emballe en induisant une prolifération importante de lymphocytes T et de monocytes inflammatoires (ce sont les 2 catégories de globules blancs). Ces globules blancs vont sécrétés des cytokines (facteurs régulateurs de l’inflammation), qui excessives et entretenues entraînent des complications sévères.

La Prévotella est aussi présente dans la flore pulmonaire. En effet, d’après l’interview de Francesoir, « Bio moon »  nous rappelle que les poumons ne sont pas stériles. Il existe un microbiome pulmonaire.

Il n’y a à ce jour aucune étude scientifique publiée et validant cette théorie mais il est évident que cette piste pertinente est discutée auprès de la communauté scientifique. Elle soulève néanmoins une question fondamentale sur l’importance du microbiote dans les maladies virales.

D’ailleurs, Bruno Lina, virologue et épidémiologiste (faisant partie du comité scientifique) a écrit un article sur l’impact du microbiote bactérien respiratoire sur les maladies virales.

Quelles sont les personnes les plus à risques ?

Ali Yahya

Plusieurs études récentes ont montré une abondance accrue de Prevotella  dans le microbiote intestinal de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, de syndrome métabolique (diabètes, hypertension…).

Chez les obèses la présence de cette bactérie est plus élevée, ce qui peut être à l’origine aussi du surpoids. Cependant, il n’y a pas d’étude confirmant le lien entre Prevotella et Obésité.

Il y a très peu de Prevotella dans la flore intestinale des enfants. On comprend que les personnes âgées ont davantage de risque car la Prevotella apparaît avec l’âge, en fonction des infections pulmonaires et autres pathologies inflammatoires.

D’après des données venant de Chine et d’Italie, les femmes seraient moins touchées par le virus. Cela pourrait être lié au mode de vie ;

Par exemple les hommes fument beaucoup plus que les femmes et ont un taux de diabète plus élevé. Au niveau physiologique, les femmes auraient une meilleure réponse immunitaire face aux virus et aux vaccins.

En effet les œstrogènes auraient un effet protecteur sur l’organisme et probablement des facteurs génétiques portés par le chromosome X que les femmes ont en deux exemplaires et qui portent de nombreux gènes de l’immunité.

Le rôle de la Prevotella dans notre microbiote

Ioana Cristiana

Pour rappel, notre flore intestinale (= notre microbiote) compte entre 500 à 1000 espèces différentes à l’âge adulte. Ces micro-organismes sont 10 fois plus que le nombre de cellules du corps et pèse au total entre 1 et 1.5 kg.

Des chercheurs ont déjà confirmé que nos habitudes alimentaires influence la nature de notre écosystème intestinal.

Des scientifiques de L’INRA, ont mis en évidence que les êtres humains se divisent en 3 grands types, selon les espèces de micro-organismes en symbiose dans leur intestin. (Source Futura Santé).

Les 3 catégories bactériennes identifiées sont

  • Les Bactéroides
  • Les Ruminococcus
  • Les Prevotella

Il s’agit de savoir ici, si l’alimentation influence la quantité d’une de ces bactéries dans nos intestins.

Les biologistes ont pris un échantillon de 100 personnes, à qui, ils ont demandé de noter la composition de tout leur repas. Par prélèvement dans les selles, ils ont identifiés une alimentation riche en protéine et en graisse animale pour les bactéroides et une alimentation riche en sucre pour la prevotella.

Pour approfondir cette recherche, les biologistes voulaient savoir s’il était possible de modifier la flore intestinale en changeant d’alimentation.

Pour résumé, la seconde étude consistait à donner un régime riche en protéines et en graisses animales aux personnes à dominance de la bactérie Prevotella et vice-versa. Le résultat est que la flore intestinale se modifie à long terme. Les résultats à court terme ne montrent pas de modification du microbiote.

Conclusion

La théorie de la Prevotella soulève de nouvelles questions sur l’hygiène de vie des humains. La bactérie en excès viendrait d’une alimentation dénaturée et transformée.

Les hommes seront-ils capables de remettre en question leur manière de se nourrir? Prenons conscience que les écosystèmes bactériens de notre corps sont indispensables à notre vie. L’homme, a oublié, selon moi, les valeurs innées et les lois naturelles du vivant; l’homme s’autodétruit.

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Sources

  • www.biose.com
  • www.marianne.net
  • https://resistance-verte.over-blog.com
  • www.francesoir.fr
  • www.pasteur.fr
  • www.futura-sciences.org
  • www.espace-sciences.org
  • www.futura-sciences.com
  • Redaction metulanews info: vidéo
  • L’Inserm: vidéo
  • Paradigme TV: Vidéo

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